L’été est souvent perçu comme la période idéale pour « recharger les batteries ». Pourtant, il arrive fréquemment que l’on arrive en vacances vidé(e), et qu’après quelques jours de repos physique, un sentiment d’épuisement persiste.
Pourquoi le simple fait de dormir ou de ne rien faire ne suffit-il pas toujours à nous restaurer ?
C’est la réflexion passionnante que propose l’économiste et philosophe Tomáš Sedláček dans son billet « La pilule philosophique » publié initialement dans le quotidien tchèque Hospodářské Noviny et traduit dans Courrier International (mai 2026). Dans son texte, il met en lumière une idée forte : toutes les fatigues ne se ressemblent pas, et la pire d’entre elles n’est pas forcément celle que l’on croit.
Le poids invisible des tâches reportées
Sedláček rappelle une vérité que nous expérimentons tous au quotidien : « le travail qui nous fatigue le plus est celui que l’on n’a pas fait ».
Les tâches, décisions ou obligations que nous repoussons sans cesse créent une rumination mentale continue. Même pendant nos moments de détente — au restaurant, en famille ou lors d’une balade — ce « fardeau invisible » reste présent au-dessus de notre tête. Ce stress sous-jacent et cette culpabilité consomment une énergie considérable.
C’est pourquoi le travail physique ou l’action concrète permettent parfois de libérer l’esprit : en fatiguant le corps, on rafraîchit le mental. Mais que faire lorsque l’épuisement vient d’ailleurs ?
Les 3 formes de fatigue : où vous situez-vous ?
Selon la grille de lecture de Tomáš Sedláček, il existe trois niveaux de fatigue qu’il convient de distinguer pour apporter la bonne réponse :
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La fatigue du corps :
C’est la plus manifeste. Elle provient d’un effort physique ou d’un rythme intense. Elle se régénère par le sommeil, le repos, le mouvement adapté et une alimentation ressourçante.
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La fatigue de l’esprit (intellectuelle) :
C’est celle qui survient après une longue journée de réflexion, de calculs, d’écrans ou de gestion de problèmes complexes. Pour la soulager, il suffit de mettre la cogitation « en veille » : marcher dans la nature, faire du sport ou pratiquer la sophrologie pour ramener l’attention vers les sensations corporelles.
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La fatigue de l’âme (le manque de sens) :
C’est sans doute la plus subtile et la plus profonde. C’est l’état d’une personne dont le corps est reposé et l’esprit éveillé, mais qui agit par devoir, par habitude, sans plus y voir de sens. Sedláček parle d’une véritable « faim spirituelle » ou faim de sens.
Une invitation à l’écoute de soi pour cet été
Profiter de cette période estivale, ce n’est pas seulement s’arrêter de bouger : c’est prendre le temps d’identifier de quelle fatigue vous souffrez aujourd’hui.
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Est-ce votre corps qui crie grâce ?
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Est-ce votre mental qui stagne sous le poids des ruminations et de la charge mentale ?
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Ou est-ce un besoin plus profond de retrouver du sens, de la clarté et de l’alignement dans votre quotidien ?
Prendre soin de soi commence par ce diagnostic bienveillant.
Un temps de pause guidé
Pour vous accompagner dans ce cheminement et vous offrir un premier espace de déconnexion mentale pendant cette pause estivale, je vous invite à prendre 20 minutes pour vous avec cette méditation guidée :
👉 Écouter la méditation guidée : Ancré.e et stable comme une montagne (de Isabelle Giraldo)
(Le cabinet sera fermé pour congés jusqu’au 24 août. Je vous retrouve avec grand plaisir à la rentrée pour continuer à vous accompagner vers plus d’équilibre et de sérénité.)
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Source & Références :
Article original : « La pilule philosophique. Le travail que nous n’avons pas fait est celui qui nous fatigue le plus », par Tomáš Sedláček, publié dans Hospodářské Noviny et traduit dans Courrier International (mai 2026).