POURQUOI et COMMENT APPRENDRE A MIEUX GERER LES EMOTIONS  AVEC LA SOPHROLOGIE ?

L’APPROCHE SOPHROLOGIQUE DE LA RELATION AUX EMOTIONS :

Définition de l’émotion (Ecole Française de Sophrologie) :

Une émotion est un ensemble de sensations internes exprimant la qualité de la relation d’un individu à une situation existentielle. Ces ressentis, vécus avec une notion de plaisir ou de déplaisir, sont reliés à la perception et à l’interprétation de la situation vécue par l’individu.

Les émotions agréables se manifestent le plus souvent lorsqu’une situation satisfait les valeurs de vie d’une personne (je suis heureuse avec mes amis), correspond à ses attentes (j’ai obtenu le poste que j’avais sollicité) ou lui facilite la vie (je voulais faire un jogging et il fait beau).
En sophrologie, le travail sur la relation au plaisir, entrant plus globalement dans le cadre de l’écoute du corps, sera un facteur essentiel sur des thèmes comme la confiance en soi, la motivation ou les valeurs de vie.
Les émotions désagréables sont considérées par certain comme des parasites qu’il faut réduire ou supprimer, par exemple en sophrologie par des techniques de respiration ou de relaxation. Pour d’autres, elles constituent le signal d’une difficulté d’adaptation d’un individu à une situation donnée. Ainsi, ce qui pour la plupart des personnes constitue la cause d’une émotion ne serait que son contexte, l’émotion étant le signal d’une difficulté dans ce contexte (manque de confiance pour agir, de créativité pour trouver une solution, difficulté à accepter ce que l’on ne peut pas changer, etc.)
La gestion des émotions désagréables en sophrologie peut donc ne pas simplement consister à apprendre à diminuer ou évacuer ses émotions, parfois même en les considérant comme « négatives » mais plutôt à les reconsidérer phénoménologiquement pour en comprendre leur nature et leur fonction.

Les émotions désagréables pourront alors apparaître comme un phénomène « positif », utile au quotidien, et devenir au-delà un excellent moyen de connaissance de soi et de développement personnel.

Pourquoi apprendre à mieux gérer nos émotions ?

Les conséquences d’un manque de conscience et de maîtrise de ses émotions désagréables conduit souvent à des souffrances et à des mécanismes de défenses pour chercher à s’en protéger, par exemple :

• Cherchant à éviter certaines situations ce qui diminuera son champ du possible • Utilisant des moyens pour les diminuer : la respiration, la relaxation, le sport, ou de façon plus nocive : la nourriture, cigarettes, médicaments, achats. • Développant une carapace physique qui coupera aussi de la relation au plaisir et conduira souvent à sur intellectualiser • Développant une carapace psychologique en niant ses envies, ses ressentis, en se cloisonnant dans des croyances, en déformant la réalité.

Ces mécanismes de défense s’ils sont trop nombreux ou importants conduiront à se couper d’une relation naturelle à l’existence en se coupant de ses désirs profonds.

A l’inverse, une personne qui n’aura pas d’appréhension à l’idée de pouvoir avoir peur, d’être frustrée, déçue, triste ou de se sentir coupable ou déprimée trouvera dans sa relation aux émotions une aide dans sa capacité d’adaptation ainsi qu’une source extraordinaire de connaissance d‘elle même et de développement personnel. A partir de là, n’étant plus freiné dans ses désirs, c’est tout un champ du possible qui s’ouvrira à elle.

Ainsi les émotions ne seraient pas (comme c’est souvent le cas) abordées comme de simples parasites qu’il faudrait simplement évacuer par la pratique de quelques techniques mais comme des signaux très utiles et positifs.

Nous aurions ainsi un tableau de bord émotionnel, comme les voyants d’alarme du tableau de bord d’une voiture qui nous signalent dans un contexte donné un dysfonctionnement, et, si nous avons le livret d’utilisation, la marche à suivre pour nous adapter.

L’émotion est une énergie.

Elle nous dit quelque chose et elle est un moteur (Motion = mouvement).
Il ne s’agit pas de l’inhiber, mais d’en faire quelque chose.

Pour cela il faut savoir la contrôler ou la gérer, c’est-à-dire, en particulier :
a- Eviter ou réduire ses effets néfastes (ex. perte de contrôle, somatisations…).
b- Choisir jusqu’où vivre l’émotion et donc être plus autonome, plus maître de sa vie.
c- Pouvoir privilégier des sentiments et émotions agréables et positives.

Il s’agit de développer notre « intelligence émotionnelle » (Daniel Goleman) ou notre « intelligence du cœur » (Isabelle Filliozat).

La sophrologie nous aide à développer notre intelligence émotionnelle.

Comment mieux gérer nos émotions et sentiments avec la sophrologie :

Développer la conscience de nos sensations et perceptions :
a- Les sensations nous arrivent automatiquement. Nous sommes par essence des récepteurs de sensations-informations.
b- La perception que nous avons d’une sensation (analyse, interprétation, appréciation de la sensation) est également automatique, car notre cadre de référence, nos sentiments agissent instantanément, inconsciemment.
c- D’où l’importance en sophrologie d’apprendre à développer la conscience de nos sensations et de la perception que nous en avons :

⎝ C’est l’essentiel de ce que nous apprenons au 1er degré : prendre conscience des phénomènes et les observer sans jugement (mise à distance). C’est l’attitude phénoménologique.
D’où les questions après chaque exercice dynamique : « quelles sensations avons-nous ? Que percevons-nous ?…».
En rendant nos sensations et perceptions de plus en plus conscientes, nous agissons en amont des émotions.

Contrôler l’émotion et le sentiment :

a- L’incapacité à contrôler nos émotions peut conduire à :
. Une perte de contrôle,
. Des difficultés relationnelles,
. Une perte d’efficacité.
. Des problèmes de santé.
Inversement une bonne gestion des émotions favorise la créativité, les relations, l’efficacité, la
bonne santé…

b- Pour contrôler les émotions et les sentiments il faut intervenir à 3 niveaux :
. Les manifestations corporelles enclenchées par le système orthosympathique au moment
d’une émotion.
. Le monologue intérieur (le mental).
. Les images persistantes.
Ces 3 mécanismes s’alimentent les uns les autres (cercle vicieux), entraînant des débordements émotionnels et l’installation de sentiments qui s’ils sont négatifs contribuent au mal-être et favorisent l’apparition de nouvelles émotions.

⎝ Pour limiter les manifestations corporelles liées aux émotions, il faut activer notre système parasympathique.
Selon Boon, Davrou et Macquet, la stimulation du parasympathique engendre :
. Un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire,
. Une dilatation des artères,
. Une diminution de la tension artérielle,
. Une augmentation du péristaltisme intestinale,
. Un freinage de la transpiration,
¬ Les techniques respiratoires et plus globalement de détente (hypotonie musculaire), ont pour fonction d’activer le parasympathique.

⎝ Pour réduire le monologue intérieur et les images persistantes, il faut arrêter les pensées qui tournent en boucle et les images qui envahissent le mental :
Pour cela, la sophrologie propose des outils qui détournent le mental de ce qui provoque et/ou entretient les émotions et sentiments :
¬ La focalisation sur nos sensations corporelles, notre respiration, la perception du dedans et la vision du dehors, l’objet neutre et le mot de calme…
¬ Les techniques de défocalisation.
¬ et bien sûr la neutralisation émotionnelle etc…

c- Transformer nos émotions en sentiments positifs :
Pour éviter les cercles vicieux du type :

Emotion désagréable Sentiments désagréables Perception négative

Pour cela nous utilisons :
¬ Les techniques d’activation du positif et de visualisation.

Sophrologie :

« Etre libre », « Développer une qualité de conscience », « Savoir utiliser avec autonomie les outils »

Ne pas chercher à résoudre le problème mais essayer de travailler autour du problème par étape de « découverte du problème ».

Les émotions désagréables sont un facteur important dans le thème de la confiance en soi.

CONCLUSION :

Pour expliquer en quoi certains exercices peuvent aider à mieux gérer les émotions, nous devons :

– Avoir clarifié pour nous-mêmes la différence entre sensation, perception, émotion et sentiment.

– Comprendre les mécanismes d’interaction qui existent entre ces 4 phénomènes.

La démarche sophrologique va permettre de passer d’une mauvaise à une bonne conscience et gestion de ses émotions désagréables. Elle va se dérouler en 3 étapes principales :

– Prendre conscience de sa relation aux émotions désagréables, qu’elle est la nature de nos émotions ?
– Développer la qualité de gestion de ses émotions désagréables.
– Intégrer au quotidien les bénéfices d’une bonne conscience et gestion de ses émotions désagréables.

La sophrologie nous aide à anticiper et réduire les émotions désagréables en développant la conscience des sensations, sentiments et émotions agréables et positives.

 

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