Comment agit le principe d’adaptabilité en sophrologie ?

Durant votre accompagnement en sophrologie, nous allons mettre en action quatre principes avec lesquels nous travaillons.

 

Le quatrième principe en sophrologie est celui de l’adaptabilité.

Face aux évènements que nous rencontrons, nous entrons parfois en résistance. Nous préférons par exemple fuir en ne regardant pas les choses en face ou lutter de toutes nos forces.

Un premier pas consiste à accepter votre résistance pour travailler sur elle et la rendre plus flexible, vous rendre plus flexible.

Un roseau est flexible face aux intempéries, ce qui lui permet de ne pas se casser. C’est un peu pareil pour vous.

L’accompagnement en sophrologie vous permet d’accéder au changement progressivement, une étape après l’autre, afin d’atteindre votre objectif.

Lorsque nous développons notre capacité d’adaptation, une fois celle-ci acquise, nous pouvons faire face aux multiples évènements que nous rencontrons tous à un moment dans nos vies.

Un paradoxe : s’adapter pour garantir la stabilité.

Pouvez-vous imaginer un skieur qui figerait ses jambes et son tronc dans une posture arbitraire, calculée avant le départ de la course, et qui la maintiendrait tout au long de sa descente ? Il ne tiendrait pas 10 mètres !
Ce qui lui assure une stabilité c’est sa capacité à négocier les variations du terrain et de la qualité de la neige, en adaptant souplement sa position.
Adaptation non pas aux caprices et aux désidératas d’autrui, mais à sa réalité objective non déterminée (ce que je suis, mes capacités et mes compétences, et dans quelle mesure je peux les faire évoluer), et adaptation au réel (les circonstances extérieures, le milieu dans lequel j’évolue).

C’est la seule façon également de transformer l’échec en succès, en tirant les leçons ; et lorsque les circonstances nous accablent, de retrouver une forme de créativité, synonyme de résilience, qui nous permet de reprendre la main dans la conduite de notre existence.
Les théories, les idéologies et les religions échouent quand elles se figent dans une interprétation linéaire, exotérique et exclusive du monde. Le bouddhisme (dont s’inspire, entre autres techniques orientales, la sophrologie) et le védanta l’avaient compris il y a des millénaires, qui proclament l’impermanence des phénomènes, de la vie en général, et prônent l’attention à l’instant présent.

Le monde est mouvant, et les sociétés actuelles davantage encore. Pour maintenir nos objectifs, il nous faut constamment nous réadapter aux circonstances. Ce qui était pertinent hier ne l’est plus forcément aujourd’hui. Nous n’évoluons plus sur des certitudes et des structures linéaires, stables et figées, mais au sein de réseaux complexes en constante transformation, comme l’affirment Michel Serres et Joël de Rosnay.

Voir sur ce sujet les livres très éclairants de Joël de Rosnay : « Surfer la Vie » et « scénarios 2020 », ainsi que le site http://www.carrefour-du-futur.com.

Pour évoluer dans cet environnement mouvant, nous avons davantage besoin d’une éthique des valeurs intemporelles qui ne nous donneraient pas un mode d’emploi figé du monde, mais plutôt d’un savoir être ensemble et avec le monde, quelques soient les circonstances. Ce nouveau contrat global reste à inventer.

La bonne nouvelle.

Accepter le changement est plus que jamais un défi contemporain. Facile à dire, certes ! Affronter ses doutes, dépasser sa peur, lâcher ses certitudes, accepter une maladie, une remise en question…

– Sur le plan personnel, cela demande un vrai courage, une volonté inébranlable, la capacité de ne pas céder à toutes les réactions de protection en « isme » (« fanatisme, protectionnisme, racisme,néo-libéralisme »… toutes synonymes d’ »égocentrisme »), et cela nécessite de savoir sélectionner et s’entourer de personnes à même de comprendre et d’accompagner cette dynamique (proches, amis, et pourquoi pas thérapeutes).

– Sur le plan global (le monde dans lequel nous vivons), contribuer au changement est un des meilleurs moyens pour nous le rendre acceptable. Voilà la (seule ?) bonne nouvelle dans ce nouveau « désordre » mondial : l’avènement par l’intermédiaire du Web 2.0 et des réseaux de toute sorte, d’une autre forme de démocratie, transversale cette fois, qui se manifeste, notamment à travers le « crowd sourcing »,« crowd funding », « co-working », etc ; tous ces nouveaux modes d’expression, de production et de consommation dit « participatifs », qui font appel à la mobilisation et à la créativité de chacun.

Créatif et adapté, nous le sommes de toute façon dès notre naissance, il convient seulement d’en prendre conscience et de ne pas perdre cette capacité en grandissant.

En sophrologie, l’attitude phénoménologique sert de base à l’observation et à la compréhension de ce principe de changement. Les exercices de relaxation dynamique, en renforçant et en ancrant le sujet tant dans son schéma corporel que dans la conscience de ses valeurs personnelles, permet une approche plus sereine des aléas de l’existence. Des exercices comme la SophroMnésie des 3 âges, associé au principe d’action positive, pendant lequel le sujet explore, « ressent » et met en perspective les événements et ressentis positifs des différentes époques de sa vie, en focalisant par exemple sur ses réussites, son évolution et ce qu’il a pu accomplir, est un bon moyen de réconcilier la conscience avec la dynamique de changement, qui est, qu’on le veuille ou non, la loi de l’univers.